Ghostland

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    - Le nouveau film d'horreur de Pascal Laugier, réalisateur de Martyrs, Saint Ange et The Secret, plonge deux jeunes héroïnes dans un cauchemar violent, qui pousse à leur paroxysme certaines des grandes figures du cinéma horrifique. En offrant aussi, en arrière-plan un peu de symbolique, amenée de façon juste. Pur film d'horreur dans la tradition du genre, également personnel et intelligent, Ghostland mène les actrices Emilia Jones (High-Rise, Brimstone) et Taylor Hickson (Deadpool, Everything everything) dans un piège infernal, où une menace inédite les poursuit et les oppresse, de façon très dure. Avec, aussi, un personnage de mère jouée par Mylène Farmer, et les interprètes Crystal Reed (Teen Wolf) et Anastasia Phillips (Skins US) au casting. Ghostland se place d'emblée, pour certains, parmi les meilleurs films de 2018, et les meilleurs films d'horreur et d'épouvante, tout simplement.
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    Ghostland

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    (3.6 pour 20 notes)
    REALISATION:
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    PAYS:
    France,Canada
    DUREE:
    1h 31min
    ACTEURS:
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    Synopsis du film Ghostland

    Suite au décès de sa tante, Pauline et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Tandis que Beth devient une auteur renommée spécialisée dans la littérature horrifique, Vera s’enlise dans une paranoïa destructrice. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Vera et Pauline n’ont jamais quittée. Des événements étranges vont alors commencer à se produire…

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    Listes avec le film Ghostland

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    Depuis quelques années, on assiste à un renouvellement du cinéma de genre français. Du Thriller au film fantastique en passant par le cinéma d’horreur-épouvante, les spectateurs et amateurs de film de genre...
    La littérature a toujours été une source intarissable d'inspiration pour le cinéma. On ne compte plus, aujourd'hui, les adaptations d'oeuvres littéraires sur grand écran. Cette fascination...

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    HAL9000
    Le 22/07/2018
    0 critique
    Pascal Laugier est assez unique dans le panorama de l'horreur française ; ces films sont autant de coup de poing à au politiquement correct, et ne laissent personne indifférent. Ce nouvel opus, après Martyrs (2008) et l'étonnant The Secret (2012), était attendu au tournant, ne serait-ce que par la présence rare de Mylène Farmer à l'écran. Plus personnellement, les images de la bande-annonce, le soin évident apporté au production design et et à la mise en scène m'avait intrigué.

    Suite au décès de sa tante, Pauline (Mylène Farmer) et ses deux filles héritent d’une maison. Mais dès la première nuit, des meurtriers pénètrent dans la demeure et Pauline doit se battre pour sauver ses filles. Un drame qui va traumatiser toute la famille mais surtout affecter différemment chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque.

    Difficile d'en dire plus sur le scénario, au risque de gâcher le plaisir de visionnage. Toujours là où on ne l'attend pas, Pascal Laugier s'est fendu d'un film tout à fait atypique, tout à la fois violent, touchant, et perturbant. Le cinéma de Laugier est toujours digne d'intérêt, déjà parce qu'il s'éloigne méthodiquement des sentiers battus, en même temps qu'il s'inscrit toujours dans une tradition du cinéma de genre : on retrouve dans ses films son amour pour le cinéma d'Argento ou de Wes Craven. Ici ce sont d'ailleurs les deux cinéastes qu'il convoque le plus. Craven pour Massacre à la tronçonneuse, dont on voit quelques réminiscences : une maison délabrée et envahi par des psychopathes, des tortures peu ragoûtantes, des jeunes filles poursuivi par un colosse dément. Un clin d’œil à Argento (c'est le cas de le dire) s'immisce dans la scène du "maquillage", dans laquelle une mystérieuse femme maquille une des deux jeunes filles en poupée. Laugier apparaît aussi totalement sincère et entier dans chaque aspect du film, sensation renforcée -si besoin était- par le remarquable making-of qui accompagne l'édition DVD du film.

    Si le film n'est pas parfait, avec sa fin un peu abrupte et son introduction aussi trop rapide, les actrices, les décors, ce scénario astucieux et un design sonore aux petits oignons sauront ravir les amateurs. Ambiance angoissante, jump-scare jamais gratuits, très belle partition musicale et toujours ce scénario original : le public et le jury de Gerardmer ne s'y sont pas trompés et ont décerné le Grand Prix ainsi que le prix du public à Ghostland. Dommage que la sortie ait été entachée par les conséquences de l'accident qui a défiguré l'actrice Taylor Hickson sur le tournage... actrice qu'on retrouve le visage décomposé sur l'affiche ! Malgré cette boulette aussi inappropriée qu'incompréhensible, ne boudons notre plaisir pour ce qui s'annonce déjà comme l'un des meilleurs films d'épouvante de l'année. Disons que par comparaison avec l'an dernier et son flot de bonnes sorties, 2018 ce n'est pas encore ça.

    Le DVD

    TF1 sort dans les bacs une édition Blu-ray, ainsi qu'une édition DVD du film (c'est cette dernière que nous avons reçu). Les qualités techniques sont là (pour du DVD), et les bonus sont au nombre de deux : une interview de Mylène Farmer (celle diffusé lors du 20h de TF1 à la sortie du film), et surtout un monumental making-of de 1h10 sur les coulisses du tournage. N'y allons pas par quatre chemins : ce document précieux vaut à lui seul l'achat du titre, permettant de mesurer les contraintes d'un tournage, l'extrême concentration de l'équipe vers ce projet commun, et d'entendre les propos sans filtre du réalisateur. Dans le monde de l'édition vidéo calibrée d'aujourd'hui (nous sommes loin de l'âge d'or du marché), c'est une occasion rare de suivre au plus près l'aventure de cette production.

    Site web:  http://lefilmetaitpresqueparfait.hautetfort.com/archive/2018/07/22/ghostland-2018.html
    nikolas
    Le 20/07/2018
    23 critiques
    Quatre longs-métrages en 14 ans, et à chaque fois, Pascal Laugier balance un coup de pied dans la fourmilière du cinéma d'horreur. GHOSTLAND, son dernier film, est une oeuvre sombre aussi éprouvante qu'émouvante...

    GHOSTLAND de Pascal LaugierPascal Laugier est un cinéaste un peu fou, un poil déviant et totalement intègre. Pas étonnant qu’il divise autant. Avec quatre films au compteur en 14 ans, de Saint-Ange en 2004 à Ghostland en 2018, en passant par Martyrs en 2008 et The Secret en 2012, l’homme n’est pas un stakhanoviste de l’abattage cinématographique, et à la vue de ses œuvres, on comprend aisément pourquoi. Parce que Pascal Laugier a une relation puissante avec ses réalisations, un rapport à la fois charnel (!) et moral à ses projets, qui les rend de facto complexes à aborder et surtout à financer, des films aux sujets difficiles et à la représentation graphique souvent jugée (à tort) trop démonstrative. Après Saint-Ange, premier essai qui se voulait avant tout référentiel, Laugier a creusé son sillon avec ses trois films suivants, des œuvres imparfaites mais à la personnalité évidente et à la puissance d’évocation rare. Martyrs a violemment clivé le public. Tant mieux. The Secret a davantage réconcilié le cinéaste avec une frange de spectateurs qui ne pouvaient pas l’encadrer. Sans perdre pour autant la substance qui fait des films de Laugier des œuvres à part. Aujourd’hui, avec Ghostland, le réalisateur français signe un film que l’on pourrait voir comme une somme de ses précédents travaux. A première vue plus accessible qu’un Martyrs, partageant quelques points communs avec les jeux de chausse-trappes de The Secret, ce quatrième long-métrage possède en son sein la rugueuse « patte » Laugier, et son inconditionnelle volonté de faire un cinéma de genre à la véracité et au jusqu’au boutisme assumés.

    La vision Laugier
    Difficile de parler de Ghostland sans en dévoiler quelques secrets… On va essayer malgré tout. La construction du film en premier lieu, gigantesque labyrinthe mental, dont les séquences s’enchaînent suivant la logique (!) insaisissable de réalités diverses. Sur ce plan en particulier, le film est un chef d’oeuvre. Laugier joue avec les codes et les connaissances du spectateur pour bouleverser ses repères et, cédant à la mode du Twist comme c’était déjà le cas dans The Secret, il s’appuie sur ce gimmick pour questionner de manière pertinente la question du point de vue. Les deux sœurs héroïnes du film, Beth et Verra, reviennent dans la maison où elles ont été plusieurs années auparavant avec leur mère (excellente Mylène Farmer) confrontées à deux dangereux psychopathes. Le réalisateur joue sur la perception faussée du temps, des époques, et l’imagination de Beth, auteure à succès de romans d’épouvante. Là est toute l’intelligence de Laugier scénariste, laisser croire qu’on navigue en terrain connu, dans un schéma qui rappelle nombre d’oeuvres horrifiques plus ou moins récentes (Hello Blumhouse Pictures !), pour mieux tordre le cou aux conventions, aux développements prémâchés et aux chemins scénaristiques tous tracés et imposer une vision, sa vision. Et une fois encore, la vision de Pascal Laugier est sombre, très sombre. Flirtant de toute évidence avec les lois du conte de fée, il injecte dans Ghostland des détails renvoyant aux mythes européens. L’ogre et la sorcière, les bonbons d’Hansel et Gretel, la traversée du miroir d’Alice au pays des Merveilles, les poupées de Pinocchio… Le calvaire des deux jeunes filles prend des allures d’une fuite en avant illusoire, prisonnières qu’elles sont de cette maison de l’horreur. Par bien des égards, le film peut également évoquer le cauchemar insaisissable et sans espoir qu’est le Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper.


    Un film d’horreur qui touche au cœur
    Qu’on aime ou pas le cinéma de Pascal Laugier, qu’il nous bouscule et nous désoriente, nous dérange, on ne peut que reconnaître la foi inébranlable qu’il place en son cinéma et l’approche unique qu’il propose dans le genre. Avec une puissance formelle et narrative hors du commun, porté par des jeunes actrices admirables, Ghostland est un film très rugueux et éprouvant. Pourtant, même s’il constitue sans aucun problème l’un des tous meilleurs films d’horreur, l’un des plus pertinents et intelligents de ces derniers mois (au côté d’Hérédité de Ari Aster), Ghostland surprend sur le plan de l’émotion. Son discours sur la création, sur l’inspiration de sa jeune auteure et l’amour du genre horrifique créent une empathie et une puissance émotionnelle presque inattendues. Les rapports entre les deux sœurs, mais aussi ceux de Beth avec sa mère résonnent au plus juste. Beth décide de s’accrocher à la réalité afin de sauver sa sœur, et après une rencontre impromptue avec un écrivain célèbre (une scène magnifique), elle manifeste dans un ultime plan face caméra toute sa foi en ses récits d’épouvante : « J’aime raconter des histoires… » Comme souvent avec les films de son auteur, Ghostland reste en tête et mûri bien après la projection. Un film d’horreur qui touche autant au cœur, c’est la plus grande réussite et tout l’art de Pascal Laugier.

    Site web:  http://obsessionb.com/2018/07/20/critique-ghostland-de-pascal-laugier/
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